samedi 29 août 2015

Publier sur d'autres plateformes : Google Play

C’est presque la rentrée pour nous. J’en profite pour publier ce premier article de l’année (scolaire)

Un jour, je lisais sur facebook une remarque d’un certain monsieur Je sais tout qui disait quelque chose du genre : « Si les auteurs indépendants ne publient que sur Amazon, c’est parce qu’ils sont ignorants et fainéants »

Dans les dents pour les auteurs indépendants ! 

Je me suis attaché les mains dans le dos pour ne pas me laisser aller à quelques acerbes remarques que j’aurais sans doute regrettées par la suite, et là, l’idée a fait son chemin de publier un petit comparatif entre 3 autres plateformes qui sont :
  • Google Play
  • Itunes
  • Kobo
Bien sûr, je ne peux parler que de ce que je connais, et c’est donc ventes des livres de Jacques uniquement dont il sera question.

La méthode :
Pour faire ce comparatif, la méthode est simple : pendant un an, de juin 2014 à juin 2015, sur ces trois plateformes, 2 ou 3 livres de Jacques ont été publiés. Pas toujours les mêmes livres d’un mois à l’autre, mais toujours les mêmes livres sur les trois plateformes.
Je m’explique : au début de l’expérience (si je me souviens bien), il s’agissait des trois livres :
-Les Pierres Couchées
-Décollage imminent
-Multiplication

Et après décembre 2014 (là encore, de mémoire) de deux gros romans
- Les Pierres Couchées
- Au Cœur du Solstice

Il ne sera pas question non plus d’Amazon, plateforme sur laquelle nous réalisons notre plus gros chiffre de ventes, largement supérieur à celui réalisé sur ces trois plateformes.

Et donc, aujourd’hui, c’est par Google play qu’on va commencer.

Contactés par Google Play
Certains s’en souviennent peut-être, nous avions été contactés par Google Play en 2014, pour publier nos titres sur leur plateforme.
Se voir sollicités ainsi pouvait laisser supposer un nombre de ventes intéressant. D’autant plus qu’on trouve tout de même Gloogle Play sur la majorité des tablettes et smartphones.
C’est donc pleine d’enthousiasme que je me suis lancée dans la découverte de cette plateforme de publication.

Quelques avantages à publier sur Google Play ?
  • Moins d’auteurs indépendants, donc moins de concurrence, et une meilleure chance de percer.
  • Des royalties payés au début du mois n+1 pour les ventes du mois n, et pas 2 mois après comme pour les autres plateformes
  • Une plateforme très puissante ayant prévu tous les cas de figure, et du coup des pages d’aide conséquentes et très claires.
Quelques inconvénients à publier sur Google Play ?
Eh bien oui, il y en a aussi :
  • La plateforme est très puissante, tous les cas de figure sont prévus, mais cela se fait aux dépens de la simplicité.
    Prévoir quelques cachets anti-migraine les premières fois. Les pages d’aide sont claires, mais il y en a beaucoup et on se perd vite.
    Pour info, Bruno Challard a écrit un livre sur le sujet de la publication sur Google Play. Je ne l’ai pas lu, mais si ça vous tente d’y jeter un œil, c’est .
    Et surtout... ne venez pas me demander de l’aide : je n’ai pas toujours réussi à faire ce que je voulais.
  • Les chiffres de ventes sont accessibles quotidiennement moyennant le téléchargement, très long, d’un fichier Excel. Cela dit, les infos sur ce fichier sont très précises. Rien à redire
  • Les royalties de 52 % sont plus faibles qu’ailleurs pour les livres de 2.99 euros et plus, mais également un peu plus élevées pour les livres moins chers.
  • Google se réserve le droit de réduire le prix de vente pour promouvoir le livre. Ennuyeux ça si votre livre est en vente également sur Amazon qui aligne les prix, même si, sur Google Play, l’auteur reste rétribué sur le prix initial de son livre.
    On m’a toutefois assuré que cela n’était pas fait dans les pays où sévit la loi sur le prix unique du livre
  • Pas vraiment de visibilité de votre livre sur Google Play. Si vous n’êtes pas dans les meilleures ventes, il sera juste impossible à trouver... à moins de taper directement le titre ou le nom de l’auteur dans la barre de recherche.
Bref, comme vous le voyez, des avantages et des inconvénients.
Le plus dur, c’est de réussir à publier son premier livre. 

Cela devient beaucoup plus facile pour les suivants.
Mais pour un auteur indépendant pas trop versé dans l’informatique et internet, le chemin sera long et difficile, et pas forcément couronné de succès.

Enfin, supposons que malgré tout, vous ayez réussi. 
Vendrez vous beaucoup de livre ?

Pour ce qui nous concerne, il faut bien avouer que le résultat a été décevant. Et je vous livre les chiffres :


Des ventes certes... mais quand même beaucoup moins que sur Amazon... du moins pour nous !! On note cependant une légère tendance à l’augmentation des ventes au deuxième trimestre 2015.

Vous êtes tenté par une publication sur Google Play ? Il faudra :
  • vous armer d’un peu de patience, car la plateforme a fermé l’accès aux nouveaux auteurs. Pourquoi ? Pour faire la chasse aux « auteurs pirates » suite à des piratages en masse sur Google Play, dont nous avions d’ailleurs fait les frais
  • vous munir d’une boîte entière d’antalgiques pour prévenir les maux de tête.

A bientôt pour de nouvelles aventures... sur iTunes cette fois.
Jacques-Line Vandroux.

mercredi 29 juillet 2015

Merci aux lecteurs du petit bonhomme !

Cela faisait un moment que je n’avais pas regardé de près les ventes de « L’arbre à chocolat ».
 
Je viens de le faire et de me rendre compte d’une chose : il est temps de faire un chèque à l’association Locomotive qui accompagne les enfants malades au CHU de Grenoble, puisque les bénéfices des ventes de ce livre sont reversés à cette association. Ce petit billet est donc destiné à tenir les lecteurs informés.

Depuis notre précédent versement en mars 2014, ce ne sont pas moins de 300 livres de Féfé qui ont été lus au format ebook ou papier, ou empruntés grâce à KU ou KOLL et qui nous permettent d'envoyer un chèque de 150 euros à l'association. Chèque que je vais rédiger et envoyer de ce pas.

Voilà un livre qui ne sera pas avantagé par le nouveau mode de calcul des emprunts KU et KOLL, puisque, de 1.3 euro environ pour un emprunt, la redevance va tomber à environ 0.25 centime.

Heureusement, pour rattraper l’affaire, Féfé et ses frères reprendront du service à la fin de l’automne dans une nouvelle aventure trépidante, à la recherche de « La rivière disparue »... tout un programme !!
Plus long et contenant plus d’illustrations, le fichier du livre est assez gros. Le prix minimum imposé sur Amazon passera de 0.99 euro (en numérique) à 1.99 euro. J’espère que cela n’arrêtera pas les petits lecteurs ou leurs parents. C’est pour la bonne cause !

En plus, une jeune bêta-lectrice nous a fait savoir qu’il était encore mieux que l’autre... Alors, plus de raison de se priver !

À bientôt pour de nouvelles aventures...
Jacques-Line Vandroux

mercredi 15 juillet 2015

KU / KOLL : combien ça rapporte aux auteurs ?

On m’a souvent demandé combien rapportaient les ventes via KU et KOLL sur Amazon, c’est à dire :
  • Kindle Unlimited : un abonnement grâce auquel le lecteur peut lire à volonté parmi une sélection de titres, dont tous ceux des auteurs indépendants ayant souscrit à KDP Select
  • Kindle On Line Library ! Bibliothèque contenant les mêmes titres dans laquelle les abonnés Kindle Premium peuvent venir choisir chaque mois un livre à lire.
C'est la question à laquelle je vais essayer de répondre aujourd’hui.

J’ai vu souvent sur Facebook des auteurs s’indigner devant le fait que ces lecteurs lisent leurs livres gratuitement, et les retirer de KDP select pour cette raison.
C’est vrai que de prime abord, cela peut énerver. Toutefois, il ne faut pas oublier, que d’une façon ou d’une autre, le lecteur paie :
  • soit en achetant le livre
  • soit en payant son abonnement KU (9.99 euros par mois si je ne m’abuse)
  • soit en payant son abonnement à Amazon premium (de l’ordre de 50 euros par ans, à vérifier) pour les emprunts KOLL
Et il ne faut pas oublier aussi que, à l’instar de la musique et des vidéos, il y a fort à parier que le principe d’abonnement a de beaux jours devant lui. Ce n’est donc vraisemblablement qu’un début.

Alors, comment ça marche ?
Chaque mois, Amazon abonde un bas de laine dénommé « Fonds Mondial de KDP Select » en fonction de plein de paramètres dont j’ignore tout.
Puis, durant ce mois, la totalité des emprunts (jusqu’à fin juin 2015) ou le nombre total de pages lues (à partir de juillet 2015) est comptabilisé. L’enveloppe est alors distribuée par auteur suivant le succès de leurs livres.

Est-ce que c’est toujours la même somme ?
Là aussi, on m’a souvent posé la question : comment est-ce que ces sommes évoluent ?  la cagnotte change-t-elle ?  Et si oui comment ?
Pour tenter de répondre à cette question, j’ai repris tous les rapports de ventes de Jacques et j’ai relevé le montant perçu par livre emprunté.
Sauf erreur de ma part, ça donne le tableau suivant jusqu’à mai 2015 :

On voit bien que ce montant a bien varié au fil du temps, avec même une forte baisse depuis la mise en place de KU en France. Et encore, le taux de change Dollars/Euros, passé en quelques mois d’environ 0.7 à plus de 0.9 joue en notre faveur.
Toutefois, les auteurs devraient normalement constater une hausse des emprunts depuis la mise en place de KU, qui devrait compenser cette baisse.

À noter que de nombreux auteurs on fait remarquer une chute des ventes et des emprunts avec la mise en place de KU : ils vendaient peu avant, ils ne vendent presque plus rien maintenant, et n’ont pas d’emprunt KU pour autant.

Comme on le voit, le montant alloué au « fonds mondial KDP Select » peut varier de manière significative d’un mois à l’autre. Il en sera certainement de même avec la mise en place de la nouvelle méthode de comptage, où seules les pages lues sont rémunérées.

Et maintenant ?
Eh oui, depuis début juillet et la mise en place de ce nouveau système de comptage, les bloggers se déchaînent, les sites spécialisés dans l’édition qui trouvent toujours le moyen de dire du mal d’Amazon montrent du doigt avec véhémence le verre à moitié vide, en omettant (sciemment ?) qu’il est également à moitié plein.
Depuis début juillet donc, un livre emprunté, quel que soit le nombre de pages lues continuera de compter pour un achat, mais, les auteurs ayant souscrit à KDP Select, seront rémunérés à la page lue. 
Sont concernés uniquement les livres empruntés via KU ou KOLL, et non tous les livres comme oublient parfois de le préciser certains journalistes.

Quel objectif ?
L’objectif affiché par Amazon est une plus grande justice entre les auteurs. Jusqu’à présent, une nouvelle de 10 pages rapportait autant qu’un pavé de 500 pages. Et comme l’auteur n’était payé qu’à partir de 10 % du livre lu, souvent, l’auteur prolixe n’était pas payé, alors que l’auteur de textes très courts était rémunéré dès la première page lue.

Les contenus un peu plus consistants sont donc favorisés.  
Pour un texte d’environ 35 000 mots, la rémunération reste presque identique... à condition qu’il soit lu en entier (et avec les chiffres de juillet). Pour des gros romans du type « Les Pierres Couchées » de Jacques, la rémunération s’envole littéralement (toujours à condition d’être lu en entier)

Là où ce changement devient un peu plus injuste, c’est pour les livres contenant des illustrations, souvent les livres pour enfants, dont la rémunération va être revue nettement à la baisse.
Idem pour les livres pratiques, pas forcément très longs, mais qui ont nécessité de nombreuses recherches.

Comment est calculé le nombre de pages ?
Amazon a mis en place un système pour calculer le nombre de pages de manière équitable d’un livre à l’autre. Le nombre de pages est appelé KENPC (pour Kindle Edtion Normalized Page Count) Ce sont des petites pages, avec en moyenne autour de 140 mots par page ou 850 signes (espaces comprises).
Ces chiffres sont un bon ordre de grandeur, mais peuvent légèrement varier d’un livre à l’autre ou d’un auteur à l’autre, en fonction de critères que je ne maîtrise pas.

Pour illustrer tout ça, je vous ai fait un petit tableau récapitulatif contenant plusieurs titres de Jacques, et ce à quoi il faudrait s’attendre comme évolution pour la rémunération à la page, sachant que les prévisions pour juillet annoncent environ 0.52 centime d’euro par page. Chiffre qui peut bien sûr évoluer.
En rouge, les livres pour lesquels la perte de gain va être importante, en jaune ceux pour lesquels le changement sera faible, et en vert, les livres pour lesquels ce changement est plus qu'intéressant... à condition que les lecteurs les lisent jusqu'au bout. Le gain KU/KOLL par livre au mois de juin, donc juste avant la mise en place de ce nouveau système est de 1.23 euro.
 

Un petit bémol !
Avec ce système, l’auteur pourrait être en mesure d’obtenir plein d’informations captivantes sur ses livres : combien de personnes les achètent sans les lire, quel nombre moyen de pages par livre est lu ? Combien de temps en moyenne un lecteur met-il pour lire un livre ? Bref, plein de données moyennes qui devraient permettre aux auteurs de mieux cerner leur lectorat, et même, pourquoi pas, d’améliorer leur texte.
Oui, mais... le gros point noir avec ce nouveau système, c’est qu’on n’a plus accès au nombre total de livres empruntés. Impossible donc de se lancer vers ce type d’interprétations.
En France, et sans doute ailleurs également, Amazon est prévenu de cette petite déception. 
Reste à savoir si un correctif sera mis en place.

Alors... KDP Select or not KDP Select ?
Avec ces nouvelles données, la question se pose à nouveau pour chaque auteur : doit-il adhérer au programme KDP Select ou non ? Doit-il se diriger vers d’autres plateformes ?
Tout dépendra du type de livre qu’il propose, mais aussi de ses convictions.

Vous voudrez sans doute tenter d’aller voir ailleurs si :
  • Vous ne voulez pas entendre parler d’exclusivité sur Amazon.
  • Vous ne proposez que des textes courts, et ce nouveau mode de calcul va faire baisser vos revenus.
  • Vous êtes curieux et avez envie d'essayer.
A contrario, vous serez peut-être tenté par l’exclusivité si :
  • Vous ne voulez pas vous casser la tête avec d’autres plateformes
  • Vous écrivez surtout des livres de plus de 35 000 mots
Et bien sûr, rien n’interdit de panacher : une partie de vos livres en exclusivité, une autre partie présente sur d’autres plateformes.

En tout cas, suivant votre situation, ça vaut la peine d'y réfléchir.

Mes prochains articles porteront justement sur nos chiffres de ventes ailleurs que sur Amazon... affaire à suivre.

À bientôt pour de nouvelles aventures
Jacques-Line Vandroux


vendredi 3 juillet 2015

Une chronique de Projet Anastasis dans Lanfeust Mag

C’est bien la première fois que l’on trouve une chronique d’un livre de Jacques dans la presse papier.

Et quelle presse ! Lanfeust Mag, un mensuel spécialisé dans la BD (mais quel amateur de BD ne connaît pas Lanfeust ?!?) tiré à pas moins de 40 000 exemplaires... S’il vous plaît !

Et quelle chronique ! Difficile de faire plus enthousiaste ! Tiens, ça me donnerait presque envie de le lire ce livre... si je ne l’avais pas déjà lu et relu un nombre incalculable de fois !!

Tiens d’ailleurs, il faut que j’y retourne... Je suis en train de relire la traduction de ce même livre en anglais.

En tout cas, un grand merci à Audrey Alwett pour cette chouette chronique.

À bientôt pour de nouvelles aventures
Jacques-Line Vandroux

jeudi 25 juin 2015

News et événements à venir.

Si le premier semestre a été riche en interventions, le deuxième lui sera studieux et riche en événements, du moins c’est ce qui est prévu !!

En effet, jusque fin juillet, enfin... normalement, j’ai la lourde tâche de relire avec attention la traduction de Projet Anastasis, afin d’y déceler... ou pas, les potentielles erreurs de traduction. C'est bien entamé. J'en suis à la moitié.




Ensuite, pause estivale bien méritée.

En septembre, si tout se passe bien, ou sinon, un peu plus tard, parution de la version audio de Heart-Collector. Une nouveauté pour nous qui promet d’être intéressante.




En octobre, ou sans doute bien plus tard, parution de la version anglaise de Projet Anastasis. En espérant que les lecteurs américains lui feront un bon accueil.

Et en novembre... petite surprise ! Pour faire patienter le lecteur avant la parution du prochain roman de Jacques qui avance tranquillement, un micro roman, ou une grosse nouvelle. Elle est déjà toute prête, relue, corrigée, une belle couverture... Je n'ai plus qu’à appuyer sur le bouton pour la publier. Nous vous en parlerons bien sûr de manière détaillée en temps voulu. Pour le moment, patience, je vous livre juste la couverture en avant-première. Et on remercie kouvertures.com au passage pour sa réalisation.



Et puis, en novembre toujours, parution de la suite des aventures de Féfé, le petit bonhomme des volcans. Toujours pour la bonne cause, puisque, à nouveau, les gains issus de la vente de ce livre seront reversés à l’association Locomotive. Une association qui œuvre au CHU de Grenoble et qui s’occupe d’accompagner les enfants atteints de leucémies et de cancer.
Celui-là aussi est relu, corrigé, mis en page. On a toutes nos illustrations, dessinées par des volontaires plus ou moins doués (là je parle pour moi), et une touche finale par kouvertures.com.




Autre chantier prévu pour cette fin d’année, regrouper tous les articles parlant d’autoédition de ce blog via une table des matières bien structurée et bien complète : quelques heures de boulot à prévoir...



Et bien sûr... de nouveaux articles.
Et peut-être d'autres informations que nous ne connaissons pas encore ! Allez savoir...

Bon été à tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures.
Jacques-Line Vandroux